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Une vie sans histoire... et vous?

Se choisir pour être heureux « La voie vers la joie permanente est en nous »

Un regard sur la vie, la mienne.

PAR GIULIO FIORAVANTI



« Parlez-vous avec douceur, comme à une personne que vous chérissez, avec tendresse et compassion.»


Je suis né en Belgique d’un père italien et d’une mère belge. Une famille bien singulière, un père mineur et une mère ménagère. J’ai des souvenirs assez précis sur des attitudes, des actions que j’ai qualifiées, 50 ans plus tard de violentes et parfois très violentes, aussi bien physiques, mentales que verbales.


Quand je parle de très violentes, je vous citerais un exemple : Tout jeune enfant, un coup de poing au visage m’a fait descendre l’œil gauche à un point tel que pendant plus de 10 jours je n’ai pu sortir de chez moi même pour me rendre en classe.


Parfois pour une raison que ma mère trouvait significative et qui selon ma perception d’aujourdhui, était pour faire moi un « bon garçon », j’étais enfermé plusieurs heures dans la cave dans le noir ou j’étais terrorisé, recroquevillé contre la porte, car j’avais très peur des araignées et il y en avait… bref.


Sur le coup cela me semblait « normal », c’était le monde dans lequel je vivais et je ne connaissais que celui la. Je ne me suis jamais senti victime de ces faits, au contraire déjà très jeune, je suis devenu spectateur et acteur de ma vie.


Très vite j’ai compris qu’il fallait être vigilant, car les « coups » pouvaient venir de partout sans crier gare. À cela s’ajoute une « guerre » entre ma mère et mon père, chacun ayant ses raisons de l’alimenter. J’ai eu à faire plusieurs fois à certains « services ». Je ne me suis jamais confié aux services sociaux et je n’ai jamais parlé des aspects violents de ma vie. Tout paraissait correct. Plusieurs fois vu l’état de pauvreté dans lequel mon père nous laissait quand il nous quittait pendant de longs mois, on me donnait des « tickets repas ». Je n’allais pas manger, car le billet repas des services sociaux était rouge alors que les normaux étaient verts, je refusais cette humiliation. Et lorsque je rentrais chez moi, ma mère me demandait si j’avais bien mangé… et je répondais que oui, alors que je n’avais rien mangé. Et je dois dire que je ne souviens pas ou plus d’avoir eu faim.

Sauf une fois, chez les frères maristes, ils m’avaient offert un voyage de camps de neige pour Noël, j’avais très envie d’y aller… ma mère ne souhaitait pas que j’y aille, et le comble de cette anecdote, c’est qu’elle m’a imposé de dire que c’était moi qui ne voulais pas y aller…

Il m’est arrivé souvent jusqu’à 12-13 ans parfois par obligation ou par soucis de protéger ma mère, de dire ou faire des choses par contrainte. Un exemple de cela… le choix d’un jouet (cela n’est pas arrivé très souvent de devoir choisir un jouet), moi gamin j’aimais comme beaucoup de gamins, soit une petite auto ou un train… et ma mère m’obligeait de choisir une poupée… c’était ça ou rien et même si je ne disais « rien » … C’était tout de même la poupée. Jusque-là ce n’était juste qu’une déception…rien d’important. Et une fois rentré chez moi… Mon père se mettait en rage… et moi, pour éviter que la rage se retourne contre ma mère… je confirmais les dire de ma mère à savoir que cela avait été mon choix de prendre cette poupée comme jouet et je vous laisse deviner la suite… c’est moi qui prenais, les insultes, les humiliations et parfois les coups.


Il m’arrivait aussi sur moi de braver la direction de l’école allant jusqu’à me prendre une retenue avec obligation d’écrire 300 ou 400 fois « J’obéirai au professeur de gymnastique quand il me demandera de me mettre en tenue » ou quelque chose du genre. Le pourquoi était simple je refusais avec « arrogance » de me mettre en tenue et de faire le cours de gym pour cacher les marques du fouet sur mon corps. Oh rassurez-vous il n’y avait que quelques traces croutées…


Je crois malgré tout cela, de ne pas avoir été un gamin difficile, j’avais souvent la peur au ventre, parfois la rage … extrême… mais je gardais tout cela en dedans.

Je n’avais pas d’ami ni d’amie, je ne pouvais pas aller chez eux ou eux venir chez moi. Je ne sais pas trop pourquoi. Sans doute ma mère se sentait humiliée de notre état de pauvreté et donc elle n’invitait personnes. Je me souviens vaguement d’avoir vécu dans un garage, et que quelques armoires joliment décorées étaient des caisses à oranges… ou alors c’était des meubles décorés d’images d’oranges, allez savoir !



J’aimais mes parents et en même temps j’en avais très peur et je ne me sentais pas en confiance, toujours sur qui vive. Il est arrivé de piser dessus tellement j’avais peur… ainsi que de réveiller le matin dans un lit plein de pisse… que c’était-il passé pendant la nuit… ? Je ne me souviens de rien… Des rêves d’enfants sans doute…


J’ai « souffert » de tentative d’amitié trahie. Ce ne sont que des amitiés de gamins me direz-vous… Oui sans doute, mais je manquais « d’outils » pour ne pas y donner de l’importance, je vais vous en donner le contexte. Il faut savoir que je suis né d’un adultère, c'est-à-dire qu’à ma naissance la loi m’a imposé le nom d’un père qu’il ne l’était pas. Je me suis donc appelé SZYCK (ex-mari polonais de ma mère).


Mon vrai père biologique (Remo Fioravanti) aurait pu, avec le consentement de ma mère, me donner son nom. Ce que m’a mère a refusé pendant 18 ans. Ce qui en découla, c’est que toutes inscriptions où que ce soit et notamment à l’école se faisaient sous le nom de Szyck. Jusqu'à 10, 11 ans cela m’a laissé indifférent, enfin je parle de moi, car en ce qui concerne mes parents, c’était le pilier central de leur guerre.


Vers 11 ans, je voulais porter le nom de mon père biologique et cela commençait à me tourmenter à un point tel que je ne répondais plus en classe au nom de « Szyck ». Imaginez-vous la réaction des profs quand ils m’appelaient et que moi je les ignorais… bref. Un jour j’avais confié ce secret à un ami de classe… enfin que je croyais être un ami… et la nouvelle se répandit comme une trainée de poudre… et en cours de récrée… cela a été l’enfer… Moqueries, injures… « batard » je rentrais dans une colère noire, je courrais après ceux qui répétaient sans cesse pour me narguer « sick sick sick, t’es un batard ».

Lors de mes poursuites je me faisais pousser, je tombais, je me relevais encore plus en colère et continuais à les pourchasser, les atteignant parfois d’un coup de pied.. Bref pas marrant tout ça. Je pourrais en conter un livre bien épais. Je crois que vous pouvez avec ces quelques exemples comprendre un peu d’où je viens…


Souffrant oui sans vraiment être conscient de cette état, observateur de cette réalité, ma réalité que je croyais normale, c’est ça la vie. Jamais je ne me suis senti victime ou avoir eu le goût ou le besoin de me plaindre à qui que ce soit. Je me disais qu’un jour cela finirait, je ne savais pas quand, mais un jour…


Plus tard au cours de mes études en générales et supérieures, jamais plus personne n’a pu savoir d’où je venais. Au contraire je cultivais une image illusoire d’un fils de bonne famille bien nanti, solitaire et provocant. Me faisant tantôt l’avocat du diable, tantôt le dépensier futile (il m’arrivait de boire du champagne au nez et à la barbe de certains professeurs et de voler aussi champagne et saumon fumé). J’avais trouvé un travail de fin de semaine et l’argent que je gagnais je l’attribuais à mes parents. Ce qui faisait de moi un fils nanti, arrogant, indifférant à la pauvreté…


Tantôt de prendre des paris sur des actions très risquées… que j’entreprenais afin de démontrer sans doute que rien ne m’impressionnait ou ne me faisait peur… Des vols plus audacieux ou une conduite dangereuse en auto qui aurait peu m’être fatale. Je voulais être « au-dessus » … comme si je pouvais enfin respirer… ou peut être me prouver que rien ne pouvait m’arrêter…


Petite précision, je n’ai jamais été délinquant. Je provoquais un peu plus subtilement en me démarquant par mes pensées, mes argumentations, par mes prises de positions et par ma tenue vestimentaire (pantalon gris, veste en velours noire, chemise blanche et jabot… au cours des études supérieures alors que le jeans et le t-shirt étaient monnaie courante.


Comme je disais plus hauts, des prises de positions justes pour provoquer. Je vais vous exposer une et svp prenez la juste comme une provocation qui ne reflète nullement mes valeurs. J’étais au cour de méthodologie et nous devions présenter un sujet à débattre devant un jury composé professionnel de la vie active (avocat, homme d’affaire, journaliste, patron syndical et homme politique…). J’en cherchais un … et rien ne me venait en tête… et voila que lorsque mon tour arriva … je sortis « Pour ou contre Hitler ». Fou rire général dans la salle de cours … le prof reprenant son souffle me dit : « Giulio … c’est bien toi de sortir ce genre de sujet… le problème qui va être pour Hitler » de nouveau rire … En effet cela n’avait pas sens, je ne suis pas pour Hitler pour qui j’ai un profond dégout de toutes les horreurs qu’il a commise …


Après quelques secondes… les rires s’étant calmé… je me suis levé et j’ai dit « moi madame, je suis pour ». Des rires cela est passé par la stupéfaction et des murmures… « cela m’étonne pas ce fils de bourge »… Moi-même je venais de prendre la mesure … de mes mots … et je ne comprenais pas pourquoi cette provocation gratuite.


Madame le professeur demanda à la classe qui voulait m’aider … et personne ne voulait me soutenir. Je paressais relax et même souriant… à l’intérieur cependant je me sentais très mal. Je me suis dit « assume ». Le débat se passait à 1 contre 29 face à ce jury décris plus haut dans 1 semaine. Bref je me suis diriger vers la bibliothèque et me suis mis à lire tout ce que je pouvais lire sur Hitler, avant, pendant et après… en gros une 20 vingtaines d‘ouvrages. Je prenais des notes, des notes … avec les références etc… j’étais vraiment dans mes petits souliers… De nouveau cette peur au ventre et en même temps cette rage d’affronter.


Le jour de ce débat était arrivé, moi devant avec une grande table sur laquelle j’avais mis mes références de « pour Hitler » et l’autre côté, les autres tassé comme des sardines. De mémoire du prof c’était la première fois que cela se produisait 1- 29. Le jury était la aussi, et le président était le chef du parti Trotskyste Léniniste de Belgique, professeur de doctrine sociale et sociologie. Le rôle du jury est de resté candide et juste d’evaluer les pours et les contres donnés par les interlocuteurs en opposition…


Le tirage au sort donna la parole au 29 … et la commence une déferlante des horreurs commises par Hitler, camps de concentration, souffrance, guerre…horreurs etc. Vous devez bien vous les imaginer. Arguments effroyables pendant 10 bonnes minutes. N’ayant plus rien à dire on me passa la parole… Parole que je teins pendant près de 45 minutes… rappelant comment Hitler et sa « clique » ont redressé une Allemagne agonisante, et pour vous faire une histoire courte, en fit une puissance économique et militaire en à peine 6 à 7 ans. Aucun chef d’état à ce jour n’avait pu en faire autant.


La parole repassa à l’autre camps… qui ne put rien opposer à mon discours sauf ..les camps, les guerres…

Le temps de débat était terminé. Il y avait un lourd silence dans la salle. Sauf quelques échanges parmi les membres du jury. À la vue des têtes que faisait le jury … je m’attendais au pire.


Mr Lefebvre (le président) se leva en hochant la tête… et il dit (+-) ceci : « c’est franchement malheureux de dire ce que je vais dire connaissant ce personnage (Hitler) que au vu de ce nous avons entendu aujourd’hui nous sommes(les jurys) tous d’accord pour dire que l’on est pour cette homme(Hitler). Vous en regardant les 29 n’avez rien préparé en vous contentant de répéter ce que vous avez entendu simplement en croyant que le sujet était facile. Et J’ai eu 19/20… Le président en me donnant cette note me dit : « Cela merite un 20/20 tant ton travail était bien développé et argumenté et je ne peux donner cette note à cause de cet horrible personnage qu’a été Hitler ».


Je n’en revenais pas. La leçon que j’en ai tiré fut fondamentale pour le reste de ma vie. Si tu veux garder ta liberté de penser fais-toi ta propre idée, fait tes propres recherches et ne prends pas pour argent comptant tout ce que l’on peut te dire…


Je dois dire aussi que j’ai eu beaucoup de chance à travers tout cela, d’avoir eu des grands-parents paternels exceptionnels. En effet si je parle italien c’est eux qui me l’ont appris lorsque j’allais en vacances dans ce beau petit village de montagne en Italie.


Mon grand-père, Vigneron montagnard, très proche de la nature, pas très souriant et dur pour lui-même et les autres, m’a transmis des valeurs auxquelles j’y crois encore aujourd’hui, regarder comment la nature vit, s’en inspirer et la respecter, le respect de soi-même.


Ma grand-mère … l’amour sans condition, connectée à son cœur, quelle femme magnifique! Mon grand-père n’aurait été l’homme qui l’a été sans le soutien inconditionnel et l’amour inconditionnel que ma grand-mère lui a donné. Et pourtant, elle a eu une vie très dure qu’elle transformait comme par magie en douceur, en sourire, en compassion, en bienveillance... Une femme lucide, une merveille, un amour naturel … elle était le chemin qui mène au bonheur… Elle l’est toujours dans mon cœur et je suis certain d’être aujourd’hui encore dans le sien…


J’avais hâte de quitter le « nid » familial ce que mon père a précipité… Je vous en parlerai une autre fois… Lors de ce départ, commençait alors pour moi une quête de liberté et de bonheur, je ne savais pas ce je cherchais, mais j’allais chercher. Je n’ai même pas pris le temps de me rendre à la remise de diplôme en sciences sociales. Tant courir après ce bonheur me pressait un peu comme si le feu me courrait aux fesses… J’aurai aimé être danseur et j’avais du talent, comédien, directeur de théâtre, metteur en scène… merveilleux moments à jouer, chercher à comprendre l’action des personnages, à comprendre d’où ils venaient, où ils étaient, le pourquoi de leur état, joie, peine, souffrance, peur, haine, amour… j’adorais ces personnages ; le Misanthrope qui ne veut que droiture et vérité, Dom Juan qui rivalise avec Dieu, Caligula qui craint l’ignorance… ces auteurs, Camus, Steinbeck, Molière, Deguelderode… Gogol, Shakespeare, Diderot… 10 ans d’exploration et de découvertes de l’humain dans l’histoire de la vie.


J’ai abandonné cette passion pour créer une famille et ce fût mon choix… Ce qui m’amena dans moultes tentatives professionnelles pour essayer de faire vivre dans un certain confort cette famille constituée rapidement de deux merveilleux enfants!


En même temps pendant plus de 10 ans, 4 à 5 soirs semaines je m’étais plongé dans une quête mystico-hermético spirituelle à travers différentes visions, associations et cercles ouverts et parfois très fermés. Je courrais toujours, je voulais trouver la clé et la porte du bonheur, de la paix en moi, de la situation matérielle que je souhaitais pour ma famille et pour moi. J’avais cette soif de connaissance, cette soif de découvrir les lois du bonheur et avoir le « pouvoir » d’être enfin en paix.


J’ai essayé plein de choses parfois à odeurs de soufre. Bref, 95% de mes activités professionnelles ont été faites dans le cadre du travailleur autonome. Il y a eu aussi de très beaux moments d’opulence et il y a eu des échecs et des chutes parfois très dures.

En 1997 j’immigre au Québec avec cette famille. Un an plus tard, un divorce survient. J’ai souvent cru aussi que pour être aimé il fallait que je rende les gens heureux, car sinon ils ne resteraient pas avec moi. Comme cette femme qui avait une voix magnifique, tout comme elle-même l’était à mes yeux. Sa passion aurait été d’être chanteuse professionnelle reconnue. J’ai donc tenté de mettre mes connaissances en jeux pour qu’on arrive à satisfaire son désir. Je pensais trouver mon bonheur à travers son bonheur et je me suis mis à faire des pour elle, que jamais elle n’a comprises… cela a fini très mal pour les deux. Je dois dire que je ne suis pas toujours un cadeau…


Le point de bascule Il y a 17 ans… après une « chute professionnelle » et personnelle assez dure, je me suis retrouvé le jour de mon anniversaire, seul chez moi entouré de mon passé (livres et bibelots qui me suivent où que j’aille), assis un verre d’alcool à la main. Je regardais mon passé en regardant ces livres… je me suis demandé à quoi tout cela avait servi. Moi qui me croyais fort, brillant, intelligent. Moi qui me sentais responsable de mes actes jusqu'à en assumer les coûts, comme si moi j’étais le supérieur qui était capable d’en prendre plus que les autres, pourquoi n’étais-je toujours pas heureux?


Oui j’avais fait plein de choses. Comme me le disait une amie, « mais quel âge as-tu, tu 92 ans pour avoir fait tout ce que tu as fait? … » Oui en effet j’avais fait plein de choses, mais il me manquait l’essentiel. Comment être heureux? Je me sentais vide ou du moins hors du temps et de l’espace, là sans être là ... Toujours spectateur, ni triste ni heureux, sans émotion ou parfois trop. La vie, la mort n’avaient plus aucun sens. Je ne savais plus si j’étais un « qui » ou un « quoi ». Plus rien n’avait de valeur… ni à mes yeux ni à mon cœur. J’avais l’impression de prendre mon dernier verre. Et je me suis dit… « Comme plus rien ne compte, plus rien ne te donne envie de continuer ta quête, qu’aimerais-tu faire en attente de la fin… » ? … Et là une réponse simple, mais oh combien merveilleuse et puissante m’est venue naturellement. « Je vais m’occuper de moi, me préparer à mourir… m’aimer sans aucune condition ».


En pensant cela, j’ai senti en moi une plénitude se répandre dans tout mon corps, une félicité de lumière, un peu comme si je réintégrais un état originel, qui avait toujours été la. Enfin! Et en effet je suis mort ce jour-là à l’oubli de moi-même! Je n’étais plus à la même place. J’étais ailleurs, ce que j’appelle aujourd’hui faire un saut quantique irréversible. J’avais couru toute ma vie un peu comme pour fuir un feu qui me poursuivait, alors qu’il y avait belle lurette qu’il n’y avait plus rien, tout en cherchant le bonheur ailleurs, au travers les autres, avec les autres alors qu’il était si proche. Je venais de réaliser que tout ce que j’avais fait était pour m’amener à cette simplicité de l’amour de soi.


C’est de là qu’est née cette union entre l’amour de moi, mes connaissances de l’invisible et cette volonté de transmettre ce que je venais de comprendre comment contribuer à l’humanité. Le Magnétisme Épigénétique naissait en même temps que ma nouvelle naissance à moi-même. C’est à partir de là que je me suis mis à forger les outils de l’amour de soi. À partir de ma compréhension de moi-même, mes outils se sont affinés par la pratique de mes soins. Je remarquais lors de consultations que 99% des personnes n’avaient que peu conscience de cet amour de soi, nécessaire à leur vie, ou si il l’avait ce n’était que des mots vide d’action.


La vie est fantastique! Mais une dernière épreuve m’attendait et non des moindres. Alors que cela faisait plusieurs années que j’utilisais et peaufinais mes « outils », j’ai vécu, je crois, la pire souffrance de ma vie. Mensonges, trahisons, humiliations, rejets, non-respect, abus m’ont frappé avec une violence inouïe à un moment où je ne m’y attendais le moins. Une peine d’amour horrible, comme le sont sans doute toutes les peines d’amour. J’étais sonné, en état de choc, je me sentais perdu, en chute libre, impossible de me ressaisir.


Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait…en larmes pendant des jours avec une impression d’étouffement permanent, un manque vital. Fort heureusement, pour la 1ere fois de ma vie, je n’étais pas seul, j’avais proche de moi, des personnes qui ont joué un rôle vital. J’ai aussi osé demander de l’aide. Une d’entre elles est restée à mes côtés pendant tout ce temps et heureusement pour moi, je ne me suis pas réfugié dans la solitude. Je ne comprenais pas toute cette souffrance malgré, mes « outils ». J’avais beau les appliquer tant bien que mal, il semblait manqué d’efficacité. Pourtant simples, ils étaient lourds à mettre en branle, mon mental comprenait tout, mais mon viscéral refusait de vivre.


Ah la vie! Pour faire une histoire courte, je venais de comprendre que pour aller au plus profond de moi, et me laisser aimer par moi-même il me fallait faire sauter cette carapace qui me servait de peau. Cette carapace qui peu à peu avait remplacé ma peau. Cette carapace me faussait ma vision, me faussait mes croyances, me faussait mes perceptions… L’origine de cette souffrance, cet océan de feu dans laquelle je tentais de survivre avait été créé dans et par l’illusion. J’aimais une « illusion » et je niais la réalité.


À partir de ce moment avec cette dernière découverte de ma nature, mes outils retrouvèrent force et vigueur… Et m’ont permis de passer cette épreuve et d’en sortir plus épanoui et plus serein. Derrière cette souffrance créée par l’illusion de mes croyances, se cachait un monde d’amour, mon monde d’amour, je comprenais le sens véritable de ce que m’aimer voulait dire. Je comprenais aussi que je ne suis pas une croyance, que je ne suis pas une perception, que je ne suis pas une souffrance, je ne suis pas une émotions. Ce que je perçois ou crois se construit au mieux de ce que je suis et au mieux de ce que je peux. Je dois être prudent sur les fondements de ma vérité. Un evidence s'ouvrait à moi. Je n'étais pas ce que je croyais être j'etais bien plus que toute cette vie... bien plus que ce que mes émotions, perceptions, mes croyances, mes situations, mes expériences... j'etais plus que cela... un un dans le Tout ... et le Tout en moi...


Oui cela peut engendrer de la souffrance. En comprenant les tenants et aboutissants de l’être que je suis, rien ne peut m’empêcher de m’aimer, rien ne peut m’empêcher d’être heureux même dans la souffrance, car je ne suis pas cette souffrance… Cela m’apporte une immense sérénité et une paix intérieure des plus douces. Mon père est mort jeune d’un cancer, il était sa souffrance, c’est sa souffrance qui l’a tué. Il a fait, tout comme ma mère au mieux de ce qu’ils ont pu avec le mieux de ce qu’ils étaient. Il n’y a rien à accepter, rien à pardonner, je n’ai aucun regret, ni amertume, ni rancune de ce passé, car c’est de lui que je suis ce que je suis aujourd’hui.


Il m’arrive souvent de prier pour eux en espérant que leur souffrance n’existe plus là où ils sont et que tout est pour le mieux. C’est de là que j’ai compris que le pardon ne sert à rien ainsi que l’acceptation. La transcendance est de sortir de son enveloppe telle un papillon, mais que cela ne peut se faire que par la seule loi, la seule responsabilité que nous devons assumer au mieux de ce que nous sommes et au mieux de ce que nous pouvons : s’aimer d’un amour inconditionnel afin de mettre en place une vibration de paix, de joie et d’harmonie. Commencez par des gestes simples, des paroles simples. Oui parlez-vous avec douceur comme à une personne que vous chérissez, avec tendresse et compassion. Demandez-vous dès le réveil ; « Comment est-ce que je me sens ? » Prenez quelques secondes pour vous ressentir … Prenez une profonde respiration par le nez, marquez un temps d’arrêt et expirez lentement par la bouche en étant à l’écoute de votre corps… une fois l’expiration terminée reprenez-en une autre ... et écoutez votre corps réagir, observez-vous simplement, à cette attention que vous lui portez. Si vous sentez qu’il se détend et bien c’est qu’il était tendu… Y avait-il un ours dans la chambre pour que vous soyez tendu? Non ?! Alors, reprenez une grande respiration de soulagement… Ensuite, posez une dernière question : « Que vais-je faire maintenant pour me faire plaisir? ». Ne cherchez pas midi à 14h. Allez-y simplement, exemple : « Je vais m’étirer, car j’aime cela. » Et vous vous étirez en observant se plaisir que vous vous faites… « Mmm que j’aime cela… » Vous activez d’une façon consciente la sécrétion des hormones du plaisir qui sont les messagères du bonheur qui se propagent dans votre corps pour que toutes les cellules qui vous constituent soient informées qu’on les aime… Vous ne pouvez pas imaginer la puissance de l’amour qu’elles vont vous donner en retour …



C’est le programme que j’offre à qui en ressent l’urgence ou simplement qui à le vouloir de se créer un autre "soi-même" ! Ce que cherchons toutes et tous c’est l’amour et la joie perpétuelle. La source se trouve en nous! Aujourd’hui je reçois des personnes en consultation aux prises avec différents problèmes tant physique qu’émotionnel, que psychique, que spirituel. De plus J’ai le plaisir de transmettre l’enseignement du Magnétisme Épigénétique à toutes celles et tous ceux qui souhaitent devenir les artisans conscients de leur bonheur et en propager les bienfaits autour d’eux. Se choisir pour être heureux! C’est cela que j’ai envie de partager avec vous.

Si ce partage d’humain à humain vous inspire ou vous touche… faites le moi savoir et partagez moi aussi ce qui vous interroge en vous! Merci …

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