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COMMENT SORTIR DE L'IGNORANCE ET RETROUVER NOTRE ESSENCE!


Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. Tout fut par lui et sans lui rien ne fut. Ce qui fut lui en était la vie. Et la vie était la lumière des hommes Et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas saisie… «Début Prologue de Saint –Jean»

« A lui seul le prologue de saint Jean est un morceau de gloire de « L’Écriture chrétienne » et de notre culture occidentale. Il proclame tout justement la gloire du « Verbe » de Dieu. En grec O LOGOS. Le Verbe! Mais qu’est ce que le Verbe? Définition du Robert : « un mot qui exprime une action, un état, un devenir, et qui présente un système complexe de formes… Avec V majuscule, parole de Dieu adressée aux hommes, le Logos… » Quand je pense au mot « Verbe » je l’associe directement à un son, une vibration et de cette vibration, en prenant un raccourci on arrive à la matière, à nous.

Une vibration est mouvement. Tout l’univers est mouvement, depuis les atomes jusqu’aux galaxies. La vibration crée la forme, la forme est énergie et toute énergie engendre une vibration, un verbe, qui à leur tour engendrent une autre forme… les formes entre elles engendrent d’autres formes plus complexes… jusqu’à l’infini. Outre la vibration silencieuse (pas besoin d’oreille pour l’entendre), il y a la vibration sonore (pour certain ou certaine)… Quand on regarde depuis la naissance de notre univers (le big bang), cette Vibration, ce Verbe, on ne peut qu’en contempler cette prodigieuse, merveilleuse, extraordinaire, … puissance créatrice. Ce Verbe Créateur semble savoir ce qu’il fait et pourtant je me pose une question. : Pourquoi nous donner cette conscience et ce libre arbitre sur notre environnement, notre être, notre vie? Je suis fasciné par la beauté de l’univers, la beauté de la création, la beauté et l’harmonie d’un corps humain. Qu’avait-on besoin d’une conscience?!

Que nous soyons doté de la parole, soit! Le monde animal communique, entre autre, à l’aide des différents sons qui s’accompagnent de différents gestes : Cris d’amour, cris d’alarme, cris de colère, cris de douleur… On peut dire que ce sont des cris vitaux. Ces sons sont l’expression d’une pensée, d’un embryon de pensée, d’un embryon d’un langage ou du moins d’une émotion. Ce son est chargé d’une intention. Ce verbe est le lien de communication et de transformation entre les « parcelles » ou « individus » qui sont l’expression de l’unité primordiale. Cette Vibration de communication et de transformation, l’humain a ce privilège de l’exercer. En effet sans le verbe l’humain serait sans doute non pensant (dans notre connaissance actuelle de la vie). Grâce à ce verbe nous avons pu depuis des milliers d’années prendre le contrôle de notre environnement d’une façon rapide et spectaculaire. Du big bang à aujourd’hui 14 000 000 000 d’années et des poussières, l’humain sur 50 000 ans a passé de l’ère de la caverne à … la taverne sur mars (…enfin bientôt).

Quel bond! En dehors des progrès techniques ce qui est beaucoup plus important dans cette évolution est que ce verbe transmis par le Verbe a engendré ou nous a révélé la conscience humaine! En effet plus l’humain dépassant les simples expressions primaires animales, a fait travailler ses méninges, plus il a développé son intelligence, ses pensées, plus il fait preuve d’abstraction et plus il s’est posé des questions que seul lui (du moins je le crois, à mon humble avis et dans le degré de mes connaissances) était capable de se poser ; « qui suis-je? D’où je viens? Ou je vais ? Ou cherché à comprendre sa nature : « connais-toi toi-même! ».

Ce prolongement du Verbe l’a amené à s’exprimer au-delà du geste , un verbe chargé non seulement des phénomènes qui se passent en lui, émotions, sentiments, comme l’expression « je t’aime » dit à une femme, mais aussi à développer une conscience d’exister, une conscience d’être, une conscience universelle (…enfin presque). Ce verbe est la synthèse de tout son être exprimé dans ce verbe par le Verbe dans le meilleur des mondes…. Le meilleur des mondes?! Revenons si vous le voulez bien sur terre! Il y a des choses qui m’échappent. L’univers entier étant l’expression de ce Verbe, cette Vibration semble vouloir tendre vers la complexification de combinaisons des particules de cet univers.

Cette complexification a créé l’humain. Dans ce même prolongement, l’humain a développé la conscience (toujours par cette même complexification). Je passerai sur les différents niveaux de conscience, sujet dont j’ai déjà parlé dans un des articles précédents. Donc cette conscience, prolongement de l’humain devrait être un outil de création complémentaire ajouté à la puissance du Verbe. Non?! Or si l’on regarde les effets de cette conscience sur la « création » … il n’y a pas toujours de quoi rester pâmé par la beauté de l’œuvre! Mensonges, guerres, dominations, destructions, souffrances, manipulations…. sont issus de ce privilège d’utilisation de ce verbe.

C’est sans doute « par manque de poils » (voir article L’élévation de conscience, mythe ou une réalité?) que nous n’avons pas toujours su comment nous servir de cette conscience issue du Verbe. Heureusement il y a eu transmission du Verbe par le verbe. Nous avons pour la grande part de l’humanité perdu le sens de la parole, le sens du verbe. Nous avons par la naissance de la conscience perdu les origines du verbe. Un peu comme nous les humains : vous souvenez-vous de votre naissance? Vous souvenez vous de ce changement d’environnement du ventre de maman à votre berceau? Oui, non? … En supposant que votre réponse est non, et bien la conscience c’est pareil, elle ne souvient plus non plus d’où elle vient. Et donc tout est permis, un peu comme les jeunes enfants qui sont capables du meilleur comme du pire : mettre le feu à la maison, arracher les moustaches du chat… ou nous faire un câlin d’amour ou un sourire qui nous fait fondre…

La conscience agit de même… Elle utilise ses outils comme des jouets pour jouer à la guerre, au bon et au méchant, au fort et au faible, au dominant et dominé, au ventre plein et à la faim… Tout cela n’est